jeudi 13 mars 2008

Les DRM

Suivre et contrôler l'usage des oeuvres est une priorité pour la filière musical. C'est même un des ponts centraux de la musique sur le net. Les différents buts sont d'indentifier l'oeuvre afin de connaître les ayants droits et payer ces derniers et de contrôler et limiter l'usage faite des oeuvres. Les DRM sont présents sur la quasi-totalité de l'offre légale. Ils limitent le nombre de transferts possibles vers des ordinateurs ou baladeurs, autorisent la gravure ou non sur cd/dvd.
Les DRM sont des artifices qui permettent de recréer le schéma économique d'un bien physique sur un bien virtuel. Autrement dit, c'est une tentative de la part des industries de contenu de recréer la rareté du produit physique dans un univers virtuel ou tout est copiable sans limite et quasiment sans coût et sans perte de qualité.
Mais les DRM posent de nombreux problèmes. Elles imposent des restrictions que le consommateur ne trouve pas avec des méthodes de téléchargement illégales. Ensuite, il n'existe pas de standard de DRM. Chaque marque a sa technologie et son format protégé: windows a le wma, apple le aac.... cela engendre une absence d'interoperabilité gênante pour le consommateur.

De plus, les DRM dans la lutte contre « le piratage » n'a pas été démontrée: ces systèmes de sécurité sont facilement contournables grâce a des logiciels qui circulent facilement sur le net malgré une interdiction de les contourner stipuler par la loi DADVSI. Cette dernière loi laisse la liberté d'utiliser les DRM tout en obligeant une interopérabilité. La maintenant ancienne autorité de régulation des mesures techniques est censé garantir cette interopérabilité. Mais en pratique, aujourd'hui encore, c'est loin d'être le cas.
Mais, volte-face, le tendance en 2008 est d'abandonner ces DRM. Itunes a commencé à le faire. EMI et Universal aussi....

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